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UNE FAMILLE AU SERVICE ET A
LA TETE DE LA COMMUNE D'AUBY
PENDANT
SEPTANTE-SEPT ANS
D'EXISTENCE.

En 1899, un arrêté royal démembrait
les biens dépendant de la mairie de Cugnon et créait ainsi la commune
d'Auby-sur Semois.
C'est le 10 avril 1900 que Jules
François Mary était choisi par ses pairs comme premier bourgmestre de cette
nouvelle commune: il siègera jusqu'à son décès survenu le 4 avril 1925.
A la suite des élections suivantes,
c'est son beau-fils Léon Collard, ancien combattant de 1914-1918, qui deviendra
bourgmestre d'Auby.
Le fils du premier bourgmestre assurera
la relève de 1932 à 1964. Pendant trente-deux années de mayorat, le
bourgmestre et ses divers conseils communaux ont doté la commune d'une
distribution d'eau et de différents travaux forestiers et de voirie.
De 1964 à 1976 (date des fusions), le
petit fils Léopold Collard occupera le même poste de bourgmestre. Pendant
cette période seront continués les travaux de restauration des écoles et de
modernisation des voies publiques.
C'est donc la même famille qu'ont
été issus tous les bourgmestres tout au long de l'existence de la commune
d'Auby, soit depuis sa création en 1899 jusqu'en 1977, date à laquelle elle
était rattachée à la commune de Bertrix suite aux fusions.
Cette famille avait la commune dans le
sang puisque dans cette même lignée, il y a eu aussi deux autres bourgmestres
petit fils de M.Mary: Adolphe Renneson, bourgmestre de l'ancienne commune de
Noirefontaine pendant un mandat de 6 ans et Raymond Calozet, bourgmestre
d'Awenne de 1946 à 1976 puis de la commune fusionnée de Saint-hubert de
1977 à 1986, soit quarante années au total.

Panorama de la Cornette
Situé le long d'une route, au bord
d'un capricieux ruisseau, voici dans un paysage enchanteur, au milieu des
prairies vertes et des champs de blés dorés, des maisons qui s'éparpillent.
Derrière elles, l'écran sombre des bois se dresse de nouveau, le hameau semble
mort, pas un cri, pas un bruit. Telle vous apparaît "la Cornette"
lorsque vous découvrez la pour la première fois? Presque au centre de la carte
il y avait la scierie d'Auguste Body
" Sois cordialement affable,
hospitalier, charitable " dit le chronogramme de l'une des portes du
presbytère d'Auby. Le village offre aux touristes, en plus de ses beautés
naturelles, l'excellence de la disposition de ses maisons propres et construites
avec soin. Chose rares en Ardenne, il possédait deux établissements hôteliers
de premier plan où la race élue de la gentry belge venait fréquemment passer
ses vacances.

C'est un matin que nous avons surpris
le "gosse aux vaches ".
C'est un petit Noël ! nous dit-on chez
Prosper Grosfils, un cultivateur, dont la maison surplombe le talus de droite.
Un bien brave gosse! dont le père est maçon; aussi, leurs deux vaches ne sont
pas de trop pour procurer au ménage l'aisance du quotidien. Tiens votre roue de
charrettes est châlée ! Qui réplique Prosper, il me faudra la conduire tout
à l'heure chez le charron Mary.

oseph Body, le
conducteur de voiture, reste calmement assis sur le banc, il a confiance dans
son cheval et, sa voiture n'attend que le premier coup de fouet pour démarrer.
Il reconduisait les clients de l'hôtel à Bertrix prendre le train.

Sur la route de Bertrix, le second
hôtel d'Auby. C'est une maison élégante où les propriétaires étaient
Monsieur et Madame Houchart, Léon et Maria qui accueillaient avec empressement
les Dames et les Messieurs venus de la ville pour profiter du grand air des
Ardennes. Parmi ce beau monde il nous a été permis de reconnaître
certaines personnes. L'homme qui tient les rênes du cheval, une belle jument
noire, c'est François Briquetteux de Liège, l'hôtelier est son neveux.
L'homme du centre à la casquette blanche, c'est Damien le tailleur de Les
Hayons;

L'afflux de plus en plus nombreux, a
décidé les propriétaires de l'hôtel Saint Remacle à construire. Et c'est de
l'autre côté de la rue, en face du vieil établissement qu'ils élevèrent
" la villa Mariette "


Le centre du village
L'abreuvoir
Vous êtes au centre de la
Grand-Place
de 'Auby
En haut de la colline, le château
Stiennon domine le village de son élégance neuve; un peu sur la droite, en contrebas,
se trouve le presbytère où le curé Alphonse Gauthier accueillait les gens
fortunés désireux de perfectionner leur savoir dans le cadre vivifiant de la
campagne, cela permettait au bon prêtre de subvenir aux besoins des plus
pauvres du village. A l'extrême gauche, se trouvait la ferme Henri Failly au
centre, à l'avant plan, la maison Nollevaux se dressait un magasin et un
cabaret. Au-dessus l'hôtel saint Remacle, à droite se trouvait l'ancien café
Evrard, dont son fils Jean exerçait un commerce de chèvres.
Joseph Nollevaux, dont l'enseigne en
fer forgé est une flèche qui indiquait "Cartes vues " qui était un
petit bonhomme qui ne l'empêchait pas d'être entreprenant avec les
femmes et, ses " galipettes " de tous ordres étaient bien
connues de tous. Henri Hurien est l'homme aux chevaux. Derrière à droite de
l'église se trouvait la ferme d'Henri Houchard, tandis qu'à gauche de
l'église une autre ferme celle d'Alphonse Guillaume

L'église est un très beau bâtiment
de style palladien, bâti en 1818, elle a la particularité d'abriter un grand
crucifix en cuivre ciselé que l'on dit provenir d'Orval.

Les laveuses qui s'en vont
pour la soupe Mangetout (une délicieuse ratatouille) et l'abreuvoir où un
troupeau vient se désaltérer

Il ne s'agit
pas d'archéologues qui découvrent une hutte celte mais simplement de bûcherons
qui travaillent devant le logis temporaire qu'ils se sont construit pour y
habiter à trois ou quatre hommes, le temps d'une saison. Ils y dorment sur de
fins branchages couvert de paille, après avoir gagné 10 à 12 Fb ( en 1910) pour
une longue et dure journée de travail

Voici les
précurseurs des carrossiers d'aujourd'hui.
Le charron
avait son travail assuré par le mauvais état des routes
et aussi par la
fragilité des attelages

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